Business : quelle langue choisir à l’international ?

L’anglais ? Le français ? La langue du pays dans lequel on veut s’implanter ? L’anglais, considéré comme la langue des affaires, va souvent être privilégié lorsqu’on veut travailler à l’international. Pour autant, l’anglais n’est pas toujours le bienvenu ni suffisant : ça dépend du pays visé. Alors comment s’y retrouver ?

Business langues étrangères

Le rayonnement des langues étrangères

Toutes les langues n’ont pas le même poids dans le rayonnement international. Certaines sont couramment utilisées dans les relations internationales tandis que d’autres ne sont parlées que par les locuteurs dont c’est la langue natale.

Au niveau mondial, il y a trois grandes langues étant utilisées dans les échanges culturels et économiques : l’anglais, le français et l’espagnol. L’espagnol monte d’ailleurs en puissance sur le plan international.

En revanche, à l’intérieur du continent européen, si on retrouve bien l’anglais et le français, l’allemand détrône l’espagnol. Pourtant proche de l’Europe, le russe reste sous-utilisé, notamment pour des raisons politiques.

Si l’ont s’en tient au rayonnement de la langue et aux relations commerciales, après l’anglais, un Français (vivant en France) aura donc « intérêt » à apprendre, dans l’ordre : 1. l’allemand, 2. l’espagnol, 3. l’italien.

Quelles langues étrangères choisir ?

L’anglais, qui devient classique, n’est plus un atout suffisant pour se démarquer. S’il faut maîtriser l’anglais – et pas seulement l’anglais scolaire – l’apprentissage d’une autre langue est nécessaire. Celle-ci se choisit en fonction des goûts mais aussi du projet professionnel. S’il est maîtrisé, l’allemand est un véritable atout, surtout si vous avez un profil commercial ou industriel. L’espagnol peut être bénéfique si vous vous tournez vers une carrière à l’international, notamment vers les Amériques. Quant à l’apprentissage d’une langue rare, elle doit avoir du sens dans votre projet et ne pas être seulement l’objet d’un effet de mode (comme a pu l’être le mandarin, par exemple).

Business : interprète ou langue intermédiaire ?

Il faut savoir qu’il est toujours bien vu de s’essayer dans la langue du pays avec lequel on souhaite travailler. Que ce soit pour lancer les négociations ou établir le contrat, n’hésitez pas à faire appel à un ou des interprètes dans la langue de votre interlocuteurs. Ce dernier doit être bien choisi car il devra maîtriser les termes juridiques. Bien sûr, en fonction des interlocuteurs, il sera finalement possible d’opter pour une langue intermédiaire – l’anglais bien souvent – afin de faciliter les échanges. Mais si les deux interlocuteurs ont un faible niveau d’anglais, alors mieux vaut garder la solution des interprètes pour s’assurer que chacun comprenne bien l’échange dans sa propre langue.

Business international : un contrat multilingue

Etablir un contrat dans la langue de chaque partie a, certes, un coût mais évite les mauvaises surprises. Ainsi, chaque interlocuteur est à l’aise avec les termes évoqués dans les échanges ou les termes qui constituent le contrat.

Dans tous les cas, il est nécessaire de prévoir une clause précisant quelle langue sera retenue pour l’interprétation du contrat en cas de litige. Cette clause s’intitule « la clause de la langue du contrat ».

D’autant plus qu’au-delà de la langue, il faut prendre en compte la partie culturelle, c’est-à-dire la manière avec laquelle on va formaliser le contrat, les délais, etc. Ces éléments diffèrent en fonction du pays et sa culture.

Il faut donc d’abord se comprendre, comprendre les enjeux, ce que les parties veulent les unes par rapport aux autres avant d’établir un contrat. Investisseurs, si vous voulez ouvrir un marché à l’international, assurez vous de bien comprendre et vous faire comprendre !

Quoi qu’il en soit, l’apprentissage des langues étrangères se poursuit tout au long de la vie 🙂

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